Sicile

L’itinéraire, des conseils pratiques, étapes, dénivelés, traces GPS de la traversée de la Sicile à pied des îles Egades à l’ouest au détroit de Messine à l’est.



Traversée de la Sicile à pied

La traversée de la Sicile d’ouest en est est superbe : côtes aux eaux turquoises, montagnes, beaux villages de la Sicile traditionnelle, points de vue…Elle se fait presque intégralement sur des chemins, souvent très agréables à marcher. On arrive à trouver des étapes autour de 25€ la nuit.
Par contre, c’est une marche solitaire. Je n’ai rencontré aucun randonneur. Les chemins ne sont pas balisés. Même ceux qui sont censés l’être, ont un balisage très aléatoire. Il n’est pour moi pas possible de faire cette traversée sans avoir au préalable une trace GPS.

Le parcours :
Je suis parti de l’extrémité occidentale sur l’île de Marettimo, fait en partie le tour de cette île puis de celle de Favignana et ai rejoint en bateau Trapani.
De Trapani, j’ai poursuivi vers l’est via Erice puis la réserve naturelle de Zingaro jusqu’à Castellammare del Golfo et fini là le parcours en bord de mer. Par l’intérieur via Alcamo et San Giuseppe de Jato, Fizzuta, j’ai rejoint la Via Francigena de Palerme à Messine par la montagne. C’est cette voie qui m’a servi de trame pour la suite du parcours avec une incursion sur la dorsale des Nebrodi.

Sites internet :

L’association Cammini Francigeni di Sicilia a mis sur wikiloc un certain nombre de traces sur les différents parcours de la Voie Francigena en Sicile. Elle est par ailleurs très réactive et très serviable quand on l’a contacte.

Pour avoir accès aux cartes topographiques italiennes, le site Geoportale Nazionale est l’équivalent du Geoportail de l’IGN en France. Il faut dans l’onglet « Immagini » cocher le niveau de carte à visualiser (par exemple cartes au 1:25000ème).

Sur le site des parcs nationaux et régionaux italiens se trouvent des informations sur les sentiers, l’hébergement…Il n’est pas toujours facile de trouver et selon les parcs, les indications sont plus ou moins riches. Il y est parfois possible de télécharger des cartes ou des guides. C’est le cas avec cette carte au 1:50000ème du Parco dei Nebrodi. Il faut aussi se rendre sur les propres sites de chacun des parcs où se trouvent d’autres documents et informations.

Sur les différents sites locaux du Club Alpino Italiano, il est possible de trouver des informations locales parfois intéressantes. Ainsi sur le site du CAI Sicile, il est possible de télécharger une carte pdf du Parc delle Madonie au 1:50000ème avec les sentiers dont le Sentiero Italia.

J’ai téléchargé certaines traces en faisant des recherches sur wikiloc. C’est le site que j’ai trouvé le plus complet pour l’Italie (et quasiment le seul).Le site GPSies.com est aussi assez riche.

Le site sur le Sentiero Italia indique région par région les lieux par où il devrait passer (quand il est encore au stade de projet) ou là où il passe (quand il est tracé). Après, avec le Geoportale italien, il ne reste plus qu’à scruter les cartes pendant des heures pour essayer de deviner.

Carthographie :

Comme en France et en Espagne, j’utilise Iphigenie. L’application (disponible sur l’Apple Store et Androïd : http://iphigénie.com/?lang=fr) donne accès aux cartes topographiques italiennes. Une fois consultées avec une connexion internet, ces cartes sont mises en cache (en mémoire dans le téléphone et donc visible sans connexion internet). Compte tenu de la qualité des cartes italiennes…, j’ai aussi mis en cache les cartes OpenCycleMap sur lesquelles apparaissent aussi parfois les sentiers.

J’ai pas mal utilisé aussi l’application ViewRanger pour deux raisons :
– l’application Iphigénie a bugué lors de l’enregistrement des traces
– Viewranger permet d’avoir les vues satellites finalement plus utiles que les cartes italiennes.

Trace GPS :

Pour chaque étape, voir les informations importantes ci-dessous.
La trace a été modifiée pour corriger les endroits où je suis passé malgré des chemins fermés ou tenté de passer. Elle ne correspond donc pas toujours aux commentaires des étapes ci-dessous.
S’il y a des passages sur des terrains privés, s’assurer au préalable de l’autorisation du propriétaire.
Lien pour télécharger la trace GPS :
Carte-Sicile

Les étapes :

1 Marettimo (Tour de l’île)
20km Commentaires : Tour forcément incomplet (la côte ouest est trop escarpée). Belles vues sur le village sur le chemin qui franchit les crêtes. La partie entre la Punta Troia et la Punta Mugnone est ardue avec une zone délicate d’éboulis sinon belle vue sur les falaises depuis la punta Mugnone. Sinon, les chemins sont plutôt bien indiqués et il y a plusieurs options pour rallonger ou raccourcir le tour. Circuit à éviter par de fortes chaleurs : beaucoup de parties sans ombre et beaucoup de dénivelés (1090 mètres).
6h Logistique : Guichet automatique, petits commerces, chambres à louer sur Marettimo. J’ai opté pour le camping à Favignana en faisant l’aller-retour sur Marettimo.
2 Favignana (Tour de l’île) 
29km Commentaires : Tour pratiquement complet de l’île.
J’avais un plan où un sentier était marqué entre le village et la Punta Faraglione. Il n’est pas balisé et le passage est difficile : pas de sentier,  végétation, rochers, éboulis (je déconseille). La partie ouest de l’île est plus sauvage. On est pratiquement en permanence hors bitume. Sur la partie est, plus urbanisée, il y a des portions de bitume. Amusant passage dans le labyrinthe des anciennes carrières en bordure de mer (petites piscines dans les carrières) à Fra Santo à la pointe est de l’île. Globalement peu de dénivelés (250 mètres environ), plat hormis le délicat passage entre le village et la Punta Faraglione. Les chemins ne sont ni indiqués, ni balisés.
7h Logistique : À Favignana, tous commerces et tous types d’hébergements. J’ai dormi au camping Egad (location de tentes, chambres, bungalows).
3 Trapani – Cortigliolo
19km Commentaires: Étape agréable, pratiquement entièrement hors bitume avec de belles vues et le passage par Erice. Depuis Trapani (sur la Via Sant’Anna) le sentier est balisé (sentier 601 – Sentiero Italia SI). Ensuite, suivre le sentier 602 jusqu’à l’église Santa Maria Maggiore. De là, un chemin non balisé descend droit et raide jusqu’à la plaine côtière. 850 mètres de dénivelés.
6h Logistique : Tous services à Erice. Camping Lido Valderice à Cortigliolo sinon un peu désert hors saison (j’y étais fin mars). Hôtel Torre Xiare avec tarifs abordables hors haute saison.
4 Cortigliolo – Scopello
29km Commentaires : Étape pratiquement intégralement en bord de mer et hors bitume avec de beaux passages sur les sentiers balisés des réserves naturelles du Monte Cófano et de Zingaro. L’étape est longue et peut être coupée à mi-parcours à Macari. La principale difficulté est la montée après Macari : tout droit, tout raide.1050 mètres de dénivelés.
8h Logistique : Hors saison, le secteur entre Erice et Scopello est presque désert. Beaucoup d’établissements fermés. Prendre ses dispositions. Un supermarché à Bonagia en bas de la descente d’Erice. Un bar à Macari à côté de l’église (vente de pain). Bed and breakfast à Macari (17km après Cortigliolo). A Scopello, je suis d’abord allé à l’Agricampeggio. 20€ hors saison pour ma petite tente et une personne avec douche chaude payante et pas de wifi… Je suis allé à la pension Tranchina (50€, douche chaude, wifi, petits déjeuner, de bons draps et un bon lit inclus). Très bonne adresse, accueillants, chambres confortables, super petit déjeuner avec produits maison.
5 Scopello – Alcamo
24km Commentaires : Il existe un tracé (à priori non balisé et je ne sais pas quelle est sa réalité sur le terrain) du Sentiero Italia qui relie Scopello à Alcamo par le château de Badia et Segeste. Cela peut être une solution pour éviter notamment les 4 kilomètres de route après Scopello (il doit y avoir du trafic en haute saison) et la route (peu fréquentée) après Castellammare del Golfo.
Avant de quitter pour un long moment le bord de mer, j’ai décidé de continuer par la côte jusqu’à Castellammare del Golfo. Cela permet de passer par ce joli port et de profiter de quelques belles portions de littoral. C’est aussi une option plus directe. De Scopello à la baie de Guidaloca, il y a 4 kilomètres de bitume avec sûrement pas mal de circulation en haute saison. Ensuite jusqu’à Castellammare del Golfo, c’est presque intégralement hors bitume. Le sentier qui descend vers la Cala Bianca n’est pas évident à trouver dans la végétation abondante et piquante. Le mieux est de descendre assez rapidement jusqu’à la limite entre les rochers et la végétation. Ensuite quand on rejoint la route à forte circulation S187, il est possible de marcher sur un chemin à l’abri derrière les glissières de sécurité. Agréable surprise, un sentier permet de descendre du virage du belvédère sur Castellammare del Golfo avec de belles vues sur le port.
Pour rejoindre Alcamo, j’ai pris la petite route SB21. Un peu après le passage au dessus de l’autoroute A29 par des chemins agricoles et des petites routes, j’ai rejoint Alcamo (il doit être possible de quitter la SB21 juste après le passage au dessus de l’autoroute). 760 mètres de dénivelés.
7h Logistique : Camping à Guidaloca. À Castellammare del Golfo tous services. Camping juste au-dessus de la grande plage. Alcamo, tous services. J’ai dormi à l’hôtel Principessa (35€ la chambre individuelle), un peu en dehors du centre mais à l’entrée d’Alcamo par le chemin que j’ai pris. Dans le centre, hôtel Central. Bed and breakfast.
6 Alcamo – San Giuseppe Jato
25km Commentaires : J’ai suivi la Via Francigena qui va de Mazara del Vallo sur la côte ouest à Palerme. L’étape se fait sur des petites routes de campagne et en majorité sur des chemins agricoles. 2 kilomètres de moins en partant du centre d’Alcamo. Une succession de vallonnements fait qu’au final, il y a un peu de dénivelés (740 mètres). Paysage de campagne sicilienne avec vignobles et champs cultivés et au loin la grande bleue.
7h Logistique : Rien entre Alcamo et San Giuseppe Jato (pas d’eau). J’ai dormi à la Casa de Vacanza Afrodite (30€, possibilité d’utiliser la cuisine. Tél.:091 857 7217). Tous commerces à San Giuseppe Jato.
7 San Giuseppe Jato – Ficuzza (Gorgo del Drago)
37km Commentaires : De San Giuseppe Jato, il est possible d’aller vers Ficuzza via Piana degli Albanesi. Rester sur la via Francigena en direction de Palerme. Il existe ensuite des sentiers qui passent au pied du mont Pizuta par la portella del Garonne qui permettent de rejoindre Piana puis le lac. Cela peut permettre de couper l’étape en deux (37 kilomètres et 1400 mètres de dénivelés).
J’ai pris une option plus directe sur le versant sud du mont Kumeta. L’étape est pratiquement uniquement sur des chemins. Les points forts : le site archéologique, les belles vues sur le mont Kumeta, le lac de Piana degli Albanesi et le mont Pizzuta, le passage en crête au sud du mont Leardo (vues vers Corleone) et au nord du mont Rossella (vues jusqu’à la mer) et les chemins ombragés dans la forêt de Ficuzza. Le point problématique est le passage au pied du barrage du lac de Piana degli Albanesi.
De San Giuseppe Jato, il y a 3 sentiers balisés qui montent vers le site archéologique : à l’est de la ville, le sentier Scala di Ferro n°501 (il faudra faire un aller-retour vers l’ouest pour rejoindre les ruines), par la croupe depuis San Cipirello, le sentier dei Militi n°502 et celui que j’ai pris qui part depuis le vieux cimetière, sentier de la Pineta n°501a. Il monte en lacets serrés avec de belles vues en surplomb.
Des ruines, je pensais passer en hauteur, sous le mont Kumeta. Je n’ai pas repéré de passage et les flancs du mont m’ont paru escarpés. J’ai pris la solution de facilité en rejoignant la route SP102 bis. Vu du satellite avec ces belles courbes, je pensais qu’il s’agissait d’une route fréquentée. Elle a été en fait, aménagée sur une ancienne voie ferrée (donc pentes douces, tunnels). Elle n’est goudronnée qu’en partie et finit en chemin agricole, fermé à la circulation. Exactement, ce que j’ai aime.
Le passage de l’autre côté du lac de Piana degli Albanesi est plus problématique (pour l’éviter, il faudrait passer par la petite route qui passe au sud de la centrale électrique). C’est à la fois sur le Sentiero Italia, le cammino Francigena de Palerme à Agrigente et sur l’Itinerarium Rosalia …Il y avait un panneau envoyant vers la petite route sous le barrage mais le portail permettant l’accès était cadenassé… On m’a autorisé à passer sur le barrage mais cela reste mystérieux.
Ensuite, j’ai suivi l’itinéraire Rosaliae (il est balisé aux grands croisements) jusqu’au Portella Sant’Agata où j’ai préféré rester sur les crêtes (au sud du mont Leardo et au nord du mont Rossella) et rejoindre les sentiers de la forêt de Ficuzza.
10h Logistique : Plusieurs fontaines au bord de la route SP102 bis. Une dans la montée dans la forêt de Ficuzza sinon, rien sur toute la journée. Auberge à Gorgo del Drago (55€ en demi-pension – très sympas et dîner pantagruélique). Un agriturismo juste au-dessus (60€ en demi-pension). D’autres structures au hameau de Ficuzza.
8 Ficuzza (Gorgo del Drago) – Montemaggiore Belsito (Stazione)
33km Commentaires : Pour cette liaison, j’ai suivi les chemins envisagés dans le cadre du Sentiero Italia. On trouve d’ailleurs quelques panneaux indicateurs du côté de Cefalà Diana et Villafrati.
Une des incertitudes était le passage de la rivière San Leonardo. Là et quand je l’ai passée, il y avait environ 50 centimètres d’eau. Il y a quelques jours, après l’épisode pluvieux, cela aurait été difficile. En été, cela ne doit pas poser de problème.
Pour rejoindre le passage de la rivière, il vaut mieux, contrairement à ce que j’ai fait, continuer sur la route à flanc après Cimmina et ne commencer à descendre que sur la route qui aboutit directement au gué.
Jusqu’à Cimmina, essentiellement des chemins, après pas mal de petites routes. Pas mal de montées (raide de la rivière San Leonardo à Sambuchi) et descentes. 1030 mètres de dénivelés. Beaux paysages de la Sicile intérieure.
10h Logistique : Petits commerces à Godrano. Tous commerces à Villafrati et Cimmina. À côté de la gare de Montemaggiore Belsito : agriturismo Valle del Torto (pas souvent ouvert – 25€)
9 Montemaggiore Belsito (stazione) – Caltavuturo
29km Commentaires : de la gare jusqu’à Montemaggiore Belsito, il y a 9 kilomètres. Heureusement, il est possible de prendre un chemin qui permet d’éviter et de couper les virages de la route. Il y a ensuite une piste qui part à droite à flanc et laisse la route.
À partir de Montemaggiore Belsito, j’ai suivi le cammino Francigena de Palerme à Messine par la montagne. À la sortie du bourg, il y a un panneau d’information sur le sentier 502,  sentiero Cuozzu da Guardia (secteur Favara e Granza) qui va jusqu’à la Portella di Granza. Il suit en fait la route jusqu’au col. On retrouve des chemins par la suite.
Tout le parcours par la suite est somptueux, sur chemins et avec des vues vers les montagnes des Madonie et jusqu’aux îles Éoliennes puis sur le village perché de Sclafani Bagni et Caltavuturo. Il faut suivre le sentier 503 – Bomes (non balisé). Il termine par une très raide montée jusqu’à Sclafani Bagni. Cette partie, sûrement un temps très bien aménagée (rambardes en bois, murs de soutènement) est envahie par la végétation dans sa partie basse.
On rejoint ensuite par des chemins Caltavuturo.
Une belle étape avec quand même 29 kilomètres et 1500 mètres de dénivelés (de la gare, il faut monter à 960 mètres d’altitude pour passer le col de Granza, il y a ensuite 500 mètres de dénivelés pour arriver à Sclafani Bagni). En dormant la veille à Cimmina puis ensuite au bourg de Montemaggiore Belsito, on économise sur cette étape 9 kilomètres et 400 mètres de dénivelés.
9h Logistique : À Montemaggiore Belsito, tous commerces. L’association des Amici dei Cammini Francigeni di Sicilia peut fournir des contacts pour l’hébergement. Sclafani Bagni : bar-tabac, épicerie. Caltavuturo : tous commerces. 2 B&B dans le bourg : Raggio di Sole et Caltart (plus cher). Possibilité de dormir au collège des Soeurs, piazza San Tommaso (25€ – Tél.: 0921541079)
10 Caltavuturo – Petralia Sottana
24km Commentaires : J’avais un temps envisagé de rejoindre le Sentiero Italia à Scillato pour faire étape à la station de ski de Piano Battaglia. J’ai finalement opté pour le cammino Francigena, plus direct et qui permet de passer par le beau village de Polizzi Generosa. Le parcours depuis Caltavuturo est presque intégralement sur des chemins agréables. Belles vues sur les Madonie.
L’arrivée à Petralia Sottana se fait par le sentier 29 – Sentiero dei Pelligrini qui va vers le Sanctuaire Madonna dell’Alto. J’ai pris un raccourci à un virage peu avant l’arrivée : un peu broussailleux…
1200 mètres de dénivelés.
7h Logistique : Polizzi Generosa : tous commerces.  l’association des Amici dei Cammini Francigeni di Sicilia peut fournir des adresses (notamment pour l’Eremo San Gandolfo). Voir aussi le site de la mairie pour des adresses. Petralia Sottana : tous commerces. J’ai dormi à l’hôtel El Castello (40€ – belles et confortables chambres – excellentes pizza). Il y a pas mal de possibilités à Petralia Sottana et Soprana
11 Petralia Sottana – Gangi
14km Commentaires : De Petralia Sottana, le Sentiero Italia va vers Geraci Siculo puis sur la dorsale des Nebrodi. Je suis resté sur le Cammino Francigena pour passer à Petralia Soprana et Gangi.
Entre les deux Petralia : chemins. Après Petralia Soprana, j’ai tenté un chemin qui figure sur les cartes et qui traverse la rivière Salso entre Seraddama et Fiscelli. Je suis passé mais le chemin n’existe plus. Il faudra donc prendre un bout de la nationale 120 avant de bifurquer sur les chemins de la contrada Salinella.
La suite jusqu’à Gangi se fait essentiellement sur chemins avec la spectaculaire arrivée face à la colline de Gangi. 600 mètres de dénivelés.
5h Logistique :Petralia Soprana : tous services. Hôtel, chambres d’hôtes, voir aussi adresses de l’association des Amici dei Cammini Francigeni di Sicilia . Gangi : tous services. Liste des hébergements sur le site de la mairie. J’ai dormi au B&B Casa e Putia (25€ – Tél.: 3331476972 – dans le centre, proche des commerces et de la Chiesa Madre).
12 Gangi – Capizzi
33km Commentaires : De Gangi, le Cammino Francigena poursuit vers Nicosia, Troina et Randazzo.  J’ai hésité puis opté pour un chemin plus en hauteur via Capizzi et une partie de la dorsale des Nebrodi. À la sortie de Gangi, on ne coupe pas, quelques que soient les options, à longer un petit bout de la nationale 120. L’ancienne nationale permet d’éviter un tout petit bout mais on ne passe pas à pied le gigantesque éboulement. Il faut reprendre la route.
Je l’ai quittée un peu après pour aller en direction de la réserve de Sambughetti. S’il a plu, vous aurez le choix entre patauger dans la boue ou être égratigné par les ronces (sinon s’engager vers Sambughetti qu’au croisement avec la route SP 60).
La route qui dessert le parc éolien est goudronnée mais pratiquement sans circulation. Une fois sur les crêtes, ce sont à nouveau des chemins.
Dans la réserve naturelle de Sambughetti, agréables et paisibles chemins forestiers.
Après un court passage sur le nationale 117 en plein travaux d’élargissement, on pique à droite sur une petite route qui se prolonge en un beau chemin dans les Nebrodi. Comme chaque jour, il reste à attaquer une raide montée vers la fin de l’étape.
Longue et belle étape sauvage toujours entre 900 et 1200 mètres d’altitude. Au final 1200 mètres de dénivelés.
9h Logistique :Fontaines avant d’arriver sur la crête des éoliennes et avant le col del Contrasto. Capizzi : tous services. Adresses d’hébergement sur le site des parcs italiens. J’ai dormi au Bed and breakfast Da Piro (25€ – possibilité d’utiliser la cuisine. Tél.:3341501227).
13 Capizzi – Refuge Villa Miraglia
26km Commentaires : de Capizzi, on arrive à éviter la principale (peu circulante) puis on s’engage dans une superbe, grande et déserte route goudronnée qui termine nulle part (j’ai parfois du mal à comprendre la planification des travaux des Ponts et Chaussées italiens). J’ai rejoint par des vieux chemins dans les prairies la dorsale des Nebrodi. Balisage GR ensuite. Chemin à flanc et ombragé. 900 mètres de dénivelés.
7h Logistique : Sources un peu après avoir rejoint la dorsale des Nebrodi et avant le col de la Femmina Morta (au-dessus de la route). Le refuge Villa Miraglia est en restructuration lourde. La fin des travaux est prévue en septembre 2016. Quand il fonctionnera,cela fera une étape parfaite avec 25 kilomètres. Quant à moi, j’ai continué plus loin, ce qui permet de raccourcir l’étape vers Floresta.
14 Refuge Villa Miraglia – Floresta
34km Commentaires : longue étape depuis le refuge. Beau parcours en hauteur sur une piste forestière avec des petits lacs (Maulazzo, Biviere). Vues sur la mer Tyrrhénienne, les îles Éoliennes, l’Etna. Le balisage est aléatoire. Le Sentiero Italia n’est pas toujours sur la dorsale des Nebrodi.
Après le paso de la Busica, essentiellement sur une petite route. 800 mètres de dénivelés.
9h Logistique :Fontaine après le lac Maulazzo. Source au point haut de la dorsale à 1610 mètres d’altitude sous la Serra del Re. À Floresta : camping Agatos. Bed and breakfast Scalisi. Nouvel hôtel dans la rue principale (Hôtel Santa Anna au dessus de la Salumeria del Casale). Adresses sur le site des parcs italiens. Petits commerces. Guichet automatique.
15 Floresta – Montalbano Elicona
14km Commentaires : courte étape qui permet de profiter du beau bourg de Montalbano Elicona (classé plus beau village d’Italie en 2015). Compte tenu du temps (pluie et froid), je suis allé au plus court à partir de Floresta et n’ai pas suivi le cammino Francigena au départ. J’ai rejoint le chemin qui dessert les éoliennes.
Seule belle montée, celle pour rejoindre le bourg sur sa colline. 300 mètres de dénivelés.
Étape entièrement sur chemins avec la belle arrivée sur Montalbano.
3h Logistique : Montalbano Elicona : tous services. Liste des hébergements sur le site de la mairie. J’ai dormi à la Casa Vacanze San Nicolo (25€ – possibilité d’utiliser la cuisine. Tél.:3397420183)
16 Montalbano Elicona – Castroreale
31km Commentaires : Certainement pas la plus belle étape. Beaucoup de portions de bitume. Quelques belles vues sur la côte. À refaire, je tenterais le passage via Novara di Sicilia (trace avec l’Association Cammini Francigeni di Sicilia. Plus long, à faire en deux jours avec étape à Novara).
De Montalbano Elicona, on est rapidement sur un chemin jusqu’à Toscano, ensuite petite route. Il vaut mieux rester sur la route jusqu’à Campogrande. Le chemin que j’avais s’est terminé dans les ronces. Après Campogrande, un petit passage en chemin pour rejoindre Mazzarrà Sant’Andrea. Ensuite une petite route de campagne jusqu’à Rodi avec un bout de chemin à la fin puis à nouveau une petite route pour rejoindre Castroreale puis un chemin avec pas mal de végétation. Traditionnelle montée finale pour rejoindre l’étape. J’ai pu traverser sans déchausser le gué sur la rivière Patri (en cas de niveau élevé, il faudra faire un bon détour). 550 mètres de dénivelés.
8h Logistique :Basicò : bars, restaurant, petits commerces. Mazzarrà Sant’Andrea : tous commerces. Rodi : petits commerces. Castroreale : tous commerces. Hébergements : voir le site de la mairie. Adresses aussi avec l’Association Cammini Francigeni di Sicilia. J’ai dormi au Bed and breakfast Due Cantine (30€. Possibilité d’utiliser la cuisine).
17 Castroreale – Monforte San Giorgio
29km Commentaires : finalement, par rapport à la veille, beaucoup de chemins et traversées agréables de villages (notamment Santa Lucia ou San Pier). En gros, les routes descendent vers la côte et chaque fois que l’on passe d’une vallée à l’autre, il y a des chemins.
Par rapport à la trace que j’avais : à la sortie de Castroreale, j’ai trouvé un portail et je suis passé du coup un peu à travers champs. Après Case Bucca, le chemin est un peu envahi par la végétation. Après Gualtieri, il est carrément impraticable.
Je suis allé au plus direct en plusieurs endroits : après Cannistra, un chemin permet de gagner presque un kilomètre, après Santa Lucia, un petit raccourci pour éviter la boucle à la sortie, j’ai évité aussi la boucle que faisait la trace avant San Pier Niceto (une petite route permet d’économiser environ 2 kilomètres), j’ai traversé la rivière Niceto directement sans faire le détour.
Plusieurs rivières à traverser : avec les pluies, la Mela était limite traversable ; le Niceto était plus facile à traverser mais en se déchaussant ; les autres gués passaient plus facilement. Tout cela dépend bien sûr de la météo et de la saison. 980 mètres de dénivelés.
8h Logistique :La Gala : boulangerie. Santa Lucia del Mela : tous commerces. Hébergements : voir adresses avec l’Association dei Cammini Francigeni de Sicilia. Soccorso, Gualtieri et San Pier Niceto : commerces. San Giorgio Monforte : tous commerces, Bed and breakfast Fort Apache. Bed and breakfast O Casteddu (Tél.: 338.4599124 ou 338.9033163. Tout neuf, design et assez luxueux. 35€).
18 Monforte San Giorgio – Tremestieri
22km Commentaires : J’ai quitté le Cammino Francigena pour aller au plus direct au détroit de Messine. Belle étape quasiment que sur des sentiers. Passé Pellegrino, on monte par une piste jusqu’à un aménagement récent de sentiers (aires de pique-nique, poubelles, wc, panneaux indicateurs…) qui descend jusqu’au torrent Ficarraze (il est possible de prendre à gauche avant ce départ conformément à la trace GPS).
On suit ensuite une petite route puis un agréable sentier le long d’un torrent (entame un peu délicate puis bon sentier). Un bon sentier type ancien chemin muletier monte dans la pinède jusqu’au sentier aménagé Girasì (panneaux indicateurs et d’informations). Il rejoint les crêtes. Vues somptueuses sur la côte Tyrrheniénne, en surplomb sur le détroit de Messine et la Calabre et sur l’Etna.
Descente en sentier, puis piste forestière puis chemin jusqu’à Mili San Marco. Rester sur la piste le long de la rivière jusqu’à Mili San Pietro. Le bac à Tremestieri ne prends pas les piétons (mais il y a moyen de s’arranger). 1000 mètres de dénivelés.
7h Logistique : Bar à Pellegrino. Bar et épicerie à Mili San Pietro, Mili San Marco et Mili Marina. Fontaines au bord de la piste qui monte après Pellegrino et point d’eau au départ du sentier qui la quitte.
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