Turquie

L’itinéraire, des conseils pratiques, étapes, dénivelés, traces GPS de la traversée à pied de la Turquie d’Est en Ouest, de la frontière géorgienne jusqu’à Istanbul : 1800 kilomètres avec une longue partie dans les Alpes Pontiques avant de terminer la dernière semaine le long de la Mer Noire. Initialement prévu en 2020, reporté en 2021, pour 2022 ?


Le parcours en Turquie

Mon parcours en Turquie suit les chaînes de montagnes qui dominent la Mer Noire. Je l’ai scindé en trois parties :
Les Alpes Pontiques. C’est le gros morceau. Plus de 800 kilomètres de la Géorgie à Niksar dans les montagnes souvent au-delà de 2000 mètres d’altitude et plusieurs passages au-delà des 3000. Uniquement deux localités significatives sur ces 830 kilomètres : Artvin et Gümüşhane. Des distances importantes entre les points de ravitaillement mais aussi de nombreux passages par les alpages qui sont habités par les bergers en été. Hormis quelques petites parties (notamment le parc national du mont Kaçkar), il y a peu d’itinéraires balisés. Ce sera certainement la partie la plus difficile de tout mon parcours : montagnes sauvages peu fréquentées par les randonneurs, difficultés de ravitaillement, temps instable et pluvieux dû à la proximité de la mer Noire, danger des chiens (les redoutables kangals anatoliens)…
L’Anatolie. J’ai nommé cette partie ainsi. L’itinéraire est moins haut en altitude (rarement au-delà de 1500 mètres). Il y a, sur le parcours, quelques localités intéressantes à visiter et donc un peu touristiques (Amasya, Kastamonu, Yörük Köyü, Safranbolu), un peu plus de villages mais là aussi des sections longues sans hébergements ou points de ravitaillement. J’y serai en septembre et j’espère que les températures seront plus supportables et que je n’aurai pas trop de difficultés pour trouver de l’eau. Près de 600 kilomètres avec tout de même 23 kilomètres de dénivelés positifs.
La Mer Noire. 240 kilomètres avec à peine 3800 mètres de dénivelés, une semaine de vacances pour terminer. Je marcherai la plupart du temps le long de la côte. Il y a régulièrement des localités, des hôtels, des restaurants. Au bout de 4 mois de marche, je devrais atteindre Anadolu Kavağı, le terminus septentrional des bateaux qui font la navette sur le Bosphore. Il ne me restera plus qu’à me laisser glisser sur les eaux pour connaître la magnifique arrivée en bateau sur Istanbul.

Informations pratiques :

Approvisionnement :
Eau :

Nourriture :

Dangers :
L’ensemble de mon parcours est au nord de la Turquie, loin de la frontière sud avec la Syrie et l’Irak et loin également des zones de peuplement kurde. Le danger qui m’inquiète le plus est celui des chiens.

Chien de berger (Turquie européenne 2019)

Chiens : Les chiens des bergers, les redoutables kangals anatoliens ont une réputation terrible. Dressés pour protéger les troupeaux contre les loups et les ours, il faut éviter de s’approcher du territoire qu’ils surveillent.
Première mesure de protection, je me suis fait vacciné contre la rage (l’année dernière pour l’Europe de l’Est). Voilà ce que j’avais écrit suite à ce voyage, reste à voir si cela est aussi valable pour la Turquie :
1 Meilleure solution, être d’abord repéré par le berger qui t’accompagne pour traverser la zone occupée par le troupeau
2 Marcher sans prêter trop d’attention à la meute qui te suit en aboyant
3 Un coup de sifflet. Mon sac à dos est astucieusement équipé d’un sifflet comme attache pectorale. Le sifflet a souvent arrêté la meute de chiens
4 Montrer le bâton mais sans agressivité sinon ils sont encore plus excités
5 J’avais toujours des cailloux avec moi
Malgré tout, la seule fois où j’ai été mordu, c’était dans le cas numéro un.

Hébergement :

Communication :

Paiements – carte bancaire :

Réseaux :

Marquage des sentiers :

Climat :

Sites internet :

Il est difficile de trouver de l’information. Les sites et la documentation téléchargeable ne sont souvent qu’en turc. J’ai fait beaucoup de recherches avec des mots clés en français, anglais, turc (yürüyüş parkurları – sentiers de randonnées) mais le bilan est maigre.

La traversée (contemporaine) complète de la Turquie à pied la plus célèbre est celle de Bernard Ollivier en 1999. Voir son livre « La longue marche » pour son récit. En 1998, Philippe Valéry marche aussi vers la Chine via la Turquie, la Géorgie, l’Arménie… et arrive à Kachgar en 2000. Il raconte cette aventure dans «Par les sentiers de la soie».

Difficile de trouver de l’information sur des longs itinéraires à pied en Turquie de l’Est (pour la partie Européenne voir ma traversée de l’Europe de l’Est à pied en 2019).

Le site d’Ersin Demirel fournit des informations sur les sentiers région par région. Voir pour chacune d’elle une carte récapitulative des sentiers, les fichiers disponibles… Il est possible de télécharger des traces GPS. Il est en turc mais avec une traduction en ligne, on arrive à comprendre l’essentiel. On y trouve aussi des informations sur les sites à voir, les hébergements…
Il y a quelques informations pour des chemins à l’Ouest comme le Lycian Trail ou des bouts d’itinéraires dans le pays sur le site Culture Routes in Turkey. Pour certains itinéraires, il existe des guides que l’on peut acheter.

On arrive à trouver un peu d’information pour les chemins dans les monts Kaçkar sur le site du Parc National des monts Kaçkar (en turc) ou sur le site de l’office du tourisme de la région de Rize (possibilité de télécharger en format pdf la description en turc de 8 itinéraires).

Dans la région de Gümüşhane, des itinéraires de randonnée existent et on peut télécharger certaines traces sur Google Drive.

Pour la forêt de Yenice, il est possible de télécharger un guide en anglais sur la randonnée.

Trace GPS – Carthographie :

Outre les sites ci-dessus, pour préparer mon itinéraire, j’utilise les sites de partage de trace comme Wikiloc. Sur Waymarked Trails figurent les principaux sentiers officiels.
Pour la réalisation de la trace, le site Wandermap permet de tracer en suivant les routes et sentiers existants. Enfin, avec l’incontournable MyGPSfiles , je travaille sur les parties en vue aérienne, j’assemble les traces, les corrige. Cela me permet d’avoir in fine une « belle » trace GPS de l’ensemble du parcours.

Sur le terrain, j’utilise l’application Iphigénie. Elle permet notamment d’avoir les cartes OpenTopoMap en cache (accessibles sans connexion). Ce sont de bonnes cartes avec les sentiers, refuges et cabanes représentés. Elle permet également d’envoyer des balises pour indiquer sa position (s’il y a du réseau) ; cela peut être sécurisant dans certaines occasions.
En complément, l’application Viewranger offre à peu près les mêmes services, avec de meilleures vues satellites mais pas OpenTopoMap.
L’application Mapy.cz est aussi très bien. En plus, elle est gratuite. Les sentiers balisés sont représentés. Il est facile de télécharger pour tout un pays les cartes pour y avoir accès hors réseau.

Trace GPS :

La trace ci-dessous est mon projet de parcours intégrant principalement des chemins figurant sur les cartes OpenTopoMap et de vues aériennes. Elle est donc susceptible de ne pas être correcte. Je l’actualiserai à mon retour.
Lien pour télécharger le projet de tracé en format GPX :

Les étapes :

1 Départ – Arrivée
Xkm Commentaires : Texte
D+ : Logistique : Texte

Conseils pratiques, étapes, traces GPS, récit.

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