Les Balkans

La traversée à pied des Balkans de la côte orientale de Chypre aux Dolomites : l’itinéraire, des conseils pratiques, étapes, dénivelés, traces GPS.

4 mois de marche, 3450 kilomètres à pied dans neuf pays (Chypre, Grèce, Albanie, Monténégro, Bosnie-Herzégovine, Croatie, Slovénie, Autriche et Italie). Un chemin dans les montagnes avec environ 150 kilomètres de dénivelés positifs mais aussi un chemin d’histoire entre mondes grec et romain, empires d’Occident et d’Orient, d’Autriche-Hongrie et Ottoman, à la frontière des religions catholiques, orthodoxes et musulmanes et de l’ancienne Europe de l’Est et de l’Ouest.



Le parcours

Après l’extrémité de la péninsule ibérique en 2014 et de la Sicile en 2016, c’est à nouveau d’un bout de l’Europe que j’ai démarré. Le cap Greco à Chypre fait face à Tartous sur les côtes syriennes, à 160 kilomètres à l’est. J’ai traversé la république de Chypre sur environ 350 kilomètres jusqu’à la côte occidentale avec le passage par le mont Olympe à 1952 mètres d’altitude. La traversée sur toute la longueur de Crète a été plus longue avec un bon demi-millier de kilomètres. C’est ensuite du sud du Péloponnèse que j’ai entamé la longue remontée des Balkans. Trois cents kilomètres plus loin, après une courte traversée du golfe de Corinthe, à Delphes, j’ai poursuivi vers le nord de la Grèce, sur plus de 500 kilomètres. Cette partie est assez isolée. Les montagnes de la partie centrale du pays dépassent souvent les 2000 mètres d’altitude et sont restées sauvages. Mais quelque soit la région, le fil rouge de la traversée de la Grèce aura été la gentillesse et l’hospitalité de la population.
Que dire de la suite en Albanie? La rencontre avec les albanais est un grand moment. Le pays est resté longtemps fermé au tourisme. Dans les régions centrales que j’ai traversées, il est peu développé. Les relations sont encore authentiques. Formidable Albanie avec en plus de beaux paysages de montagne et de campagne.
Après 600 kilomètres, l’entrée dans le Monténégro a marqué le retour dans le monde occidental. Un sentier, sur plus de 1000 kilomètres, la Via Dinarica, existe. Il m’a amené en Slovénie via la Bosnie-Herzégovine et la Croatie.
Le reste, c’est du rab. 300 kilomètres sur la Via Alpina, le long de la frontière entre l’Italie et l’Autriche pour terminer dans les Dolomites.

Voir le détail des étapes, ainsi que tous les renseignements sur la logistique (approvisionnement, hébergement, eau…) dans les pages consacrées à chacune des 7 parties de ma marche : Chypre, Crète, le Péloponnèse, la Grèce Centrale, l’Albanie, la Via Dinarica et la Via Alpina.

Pour le récit de la marche, voir la page « Récit traversée des Balkans »

Le matériel

Fort de mon expérience sur l’Appalachian Trail et notamment la gestion des parties de plusieurs journées de marche en autonomie, j’ai repris le même équipement qu’en 2017 avec une seule modification.
Autant sur l’Appalachian Trail, je n’avais pas besoin de consulter fréquemment mon téléphone pour ma position ou pour consulter les cartes, autant dans les Balkans, le téléphone avec ses cartes et sa position GPS sera un outil primordial. J’ai donc opté pour un téléphone avec une bonne autonomie (batterie de 4000mAh) + une frontale fonctionnant avec un accu 18650 (et qui permet de recharger l’accu) + un petit chargeur ultraléger qui avec l’accu de ma frontale permet de recharger 60% de mon téléphone + un accu 18650 supplémentaire. Ainsi, je devrais avoir environ une semaine d’autonomie.
Je reste avec moins de 8,5kg hors eau, nourriture et l’équipement porté. Cela reste donc très raisonnable pour être autonome et pouvoir rester confortable par des températures légèrement négatives.
Dans chacune des parties, j’ai mis des commentaires sur le « consommable » : les cartouches de gaz à visser avec valve filetée (type MSR, Primus, Coleman…), la nourriture…

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