Roumanie

L’itinéraire, des conseils pratiques, étapes, dénivelés, traces GPS de la traversée à pied de la Roumanie en suivant la chaîne des Carpates.



Roumanie

Le parcours :
Bienvenue dans la latine Roumanie. Mille kilomètres dans les Carpates, des massifs très variés, des chemins et sentiers pratiquement en permanence, une découverte de la Roumanie, des Roumains et des minorités. Une très belle expérience !
C’est aussi un vrai parcours de montagne. La partie sud est la plus haute et la plus escarpée. Les Retezat nécessitent plusieurs jours d’autonomie. Les Făgăraș sont techniques avec un peu de varappe et encore pas mal de neige fin juin. Les Carpates de l’Est sont moins techniques mais tout aussi belles. C’est aussi l’occasion de traverser le pays sicule. Pour terminer ma marche roumaine, j’ai quitté la ligne de crête pour rentrer en Ukraine par un poste de frontière officiel. Cela va m’a permis de découvrir la touristique région des Maramureș avec ses églises en bois et ses paysages champêtres typiques de Roumanie.

Massifs montagneux traversés (en partant de la frontière serbe à la frontière ukrainienne) : les monts Mehedinți et Cernei dans le parc national de Domogled, parc national de Retezat, Parâng, monts Latoriței, Lotrului, Făgăraș, Parc National de Piatra Craiului, monts Bucegi, Neamţului/Garbova/Baiului, Grohotiș, Ciucaș, Bodoc, Hășmaș, Călimani, Rodnei.

Informations pratiques :

Approvisionnement :
Eau : beaucoup de parcours en crête, quelques massifs calcaires, il faut gérer son eau sur certaines étapes et ne pas louper les points de réapprovisionnement. Voir le détail dans chaque étape.

Nourriture : il y a dans pratiquement tous les villages des petites épiceries. On y trouve assez souvent un peu de tout y compris des fruits et légumes. Voir le détail dans chaque étape.

Matériel de montagne, cartouches de gaz : j’ai acheté mes nouvelles chaussures et une cartouche de gaz chez ProAlpin. Ils ont deux magasins à Brașov et Sibiu. Ils ont du choix et des produits de qualité. Autre avantage, on peut commander par internet et se faire livrer dans un dépôt partout en Roumanie.

Hébergement : Globalement, les prix sont un peu plus élevés qu’en Bulgarie. On arrive à se loger autour de 30€ pour un hôtel type deux étoiles. Occasionnellement, il est possible de descendre à 20€ ou de monter autour de 40€.
Il y a dans certains massifs des refuges gardés (cabana) mais ils n’assurent pas toujours les repas. La nuitée est à environ 8€. Il y a aussi un réseau d’abris non gardés (refugiul) qui vont de très rustiques et en mauvais état à très agréables.

Communication : dans les campagnes, avec les bergers, pouvoir communiquer en roumain est un plus. L’anglais mais aussi le français sont assez répandus. En pays sicule, dans certaines parties isolées, seul le hongrois est parlé.

Paiements – carte bancaire : le paiement par carte est très répandu.

Réseaux : j’ai pratiquement eu du réseau chaque jour mais dans certains massifs isolés, on ne capte que sur certains points hauts.

Marquage des sentiers : j’ai marché la plupart du temps sur des chemins balisés. Ils sont en général très bien balisés. Il peut y avoir des difficultés dans les zones où il y a eu des travaux forestiers ou dans les prairies aux hautes herbes.

Climat : les paysages des Carpates sont verdoyants cela signifie qu’il ne manque pas de pluie. La météo est typique des montagnes, assez instable avec des orages et de fortes pluies.
J’étais la deuxième quinzaine de juin dans les massifs montagneux les plus élevés du sud. Le passage des Retezat n’a pas posé de problème. Celui des Făgăraș était très difficile avec encore beaucoup de neige (l’hiver avait été très enneigé).

Dangers
Ours : j’en ai vu deux. J’ai vu à plusieurs reprises des traces. Le premier a eu peur de moi et s’est enfui rapidement. La deuxième, à la sortie d’un village, semblait habituée aux hommes et ne paraissait pas être dérangée par ma présence. J’ai quand même évité de camper. Dans les passages sauvages, j’utilisais fréquemment le sifflet pour signaler ma présence.

Chiens : les chiens de bergers peuvent être très méchants. D’ailleurs, les bergers disent : celui-ci est mauvais et a souvent du mal à le contenir.
Mon expérience :
1 Meilleure solution, être d’abord repéré par le berger qui t’accompagne pour traverser la zone occupée par le troupeau
2 Marcher sans prêter trop d’attention à la meute qui te suit en aboyant
3 Un coup de sifflet. Mon sac à dos est astucieusement équipé d’un sifflet comme attache pectorale. Le sifflet a souvent arrêté la meute de chiens
4 Montrer le bâton mais sans agressivité sinon ils sont encore plus excités
5 J’avais toujours des cailloux avec moi
Malgré tout, la seule fois où j’ai été mordu, c’était dans le cas numéro un.

Passages de frontière : De Serbie en Roumanie, il est interdit de traverser à pied le barrage sur le Danube.

Sites internet :

Il y a eu quelques tentatives de créer un itinéraire de Via Carpatia sur le modèle de la Via Alpina, mais à ce jour, l’essentiel des informations se trouvent sur des sites de particuliers. Le site d’un français, Simon Dubuis, sur sa traversée des Carpates fournit pas mal d’informations sur sa marche et son itinéraire avec notamment une trace GPS et le guide et récit de sa traversée. On y trouve aussi des liens, notamment sur une page sur Summitpost d’Eric Visentin et sur celui de Transcarpates.

Un autre tracé moins montagneux est en cours de réalisation : voir le site de la Transilvanica.

Il y a plusieurs sites intéressants sur les Carpates Roumaines : sur Carpati.org, on trouve notamment les informations sur les refuges, abris, différentes cartes, plus ou moins précises selon les massifs, que l’on peut télécharger. C’est aussi le cas sur Montarniarzi.ro.
Le site de Salvamont, l’organisme de secours en montagne en Roumanie est utile pour trouver les coordonnées et informations en cas de problème. En Roumanie, il est possible de télécharger l’application Salvamont. Elle permet aux secours de situer sa situation géographique (je n’ai pas testé). Il y a des informations sur les cabanes et refuges. On peut télécharger des cartes dans des définitions meilleures que sur les sites ci-dessus. Ces cartes sont plus des schémas avec les sentiers que des cartes topographiques.

Sur le site Summitpost, on trouve des informations sur les différents massifs.

Pour l’hébergement, on peut trouver les refuges, abris, pensions sur la carte sur site Muntii Nostri. Sur le site LaPensiuni.ro, figurent des adresses de logement chez l’habitant.

Trace GPS – Carthographie :

Pour la préparation du tracé, j’utilise beaucoup les sites de partage de trace comme Wikiloc ou GPSies . Sur ce dernier, ainsi que sur Waymarked Trails figurent les principaux sentiers officiels comme les grands sentiers européens E4, E8…Je me suis aussi aidé de la trace de Simon Dubuis.
Ensuite pour la réalisation de la trace, les sites GPSies et Wandermap permettent de tracer en suivant les routes et sentiers existants. Enfin, avec l’incontournable MyGPSfiles , j’assemble les traces, les corrige. Cela me permet d’avoir in fine une « belle » trace GPS de 3800 kilomètres.

Ensuite sur le terrain, j’utilise l’application Iphigénie. Elle permet notamment d’avoir les cartes OpenTopoMap en cache (accessibles sans connexion). Ce sont de bonnes cartes avec les sentiers, refuges et cabanes représentés. Elle permet également d’envoyer des balises pour indiquer sa position (s’il y a du réseau) ; cela peut être sécurisant dans certaines occasions.
En complément, l’application Viewranger offre à peu près les mêmes services, avec de meilleures vues satellites mais pas OpenTopoMap.

Trace GPS :

La trace a été en partie reconstituée et corrigée pour enlever les erreurs de parcours. Elle peut donc être légèrement en décalage par rapport à la réalité du terrain. Il convient en l’utilisant de privilégier la réalité du terrain et notamment de prendre en compte les difficultés de certaines parties. En cas de passage sur un terrain privé, s’assurer de l’autorisation du propriétaire. Pour chaque étape, voir les informations importantes ci-dessous.
Lien pour télécharger la trace GPS : :

Les étapes :

43 Frontière Serbie/Roumanie – Băile Herculane
45km Commentaires : Passage de la frontière sur le barrage en voiture (interdit aux piétons). Une centaine de mètres à l’ouest du barrage, un sentier, bien balisé (marqué sur les cartes Opentopomap), monte raide sur la colline dominant le Danube. Ensuite via des chemins, quelques parties en sentier et un court passage sur la route, j’ai rejoint Bahna. Petite route en direction d’Ilovița puis sentier, chemin et enfin sentier balisé pour descendre sur Băile Herculane.
D+ : 1820m Logistique : Bahna et Ilovița : bar et épicerie. Băile Herculane : tous services.
44 Băile Herculane – Dobraia
22km Commentaires : Il y a différentes possibilités pour gagner les hauteurs à partir de Băile Herculane. J’ai décidé de marcher jusqu’à la partie ancienne de la station thermale puis de prendre un sentier qui monte à partir de là. Le chemin est bien balisé (en partie sentier européen E8), il monte rapidement et ensuite suit à peu près la ligne de crête.
D+ : 1550m Logistique : Le premier point d’eau que j’ai trouvé est un ruisseau dans la combe avant le Fertianu à l’écart du chemin mais Poiana Lungă et Dobraia sont proches. Poiana Lungă et Dobraia : ruisseaux et sources en contrebas. Dans l’ancienne école de Dobraia, il sera possible de dormir (électricité, sanitaires).
45 Dobraia – Camping au bord du ruisseau Ses
31km Commentaires : De Dobraia, je suis remonté par un sentier balisé sur la ligne de crête au col de Prislop. Ensuite, le chemin toujours balisé monte et descend en suivant la ligne de crête.
D+ : 1950m Logistique : Belle fontaine après le col de Prislop (bon endroit pour camper si on ne passe pas par Dobraia). On voit des bergeries en contrebas où il doit y avoir de l’eau. Un peu plus loin, après le col de Ciumerna, nouvelle source. Une moins visible avant le Varful Boldoveni (45,09175N 22,5299E). Une petite sous le Varful Dobri (45,15471N 22,55938E). Enfin plusieurs le long du chemin sous le Varful Olanelor. Le ruisseau Ses est un gros ruisseau.
46 Camping au bord du ruisseau Ses – Lac Bucura
38km Commentaires : Poursuite sur un sentier balisé sur la ligne de crête avec belles vues sur les monts Retezat. Ensuite, descente dans une vallée puis remontée vers le lac Bucura par des sentiers balisés. Quelques petites plaques de neige mi-juin avant le lac.
D+ : 2450m Logistique : Plusieurs points d’eau : notamment sous le mont Moraru (45,24862N 22,67933E), entre les monts Galbena et Paltina (45,26532N, 22,78427E), au col Paltina, ruisseau dans la vallée, source dans la montée vers le lac, dans le haut de la première prairie (vers 1750 mètres d’altitude). Lac de Bucura : emplacements pour camper, source à côté de la cabane Salvamont.
47 Lac Bucura – Refuge Tulişa
28km Commentaires : Étape dans la partie la plus haute des monts Retezat. Pas de névés délicats mi-juin. Montée raide mais sentier bien balisé et bien marqué jusqu’au pic Peleaga. Toujours sur un sentier bien balisé et bien marqué, parcours en crête assez aérien et escarpé via le pic Păpuşa puis Custura. Suite en crête, balisage moins régulier via le pic Văcarea. La fin sur des pistes n’est plus balisée.
D+ : 1510m Logistique : Attention, tout le parcours en crête est sans eau. Ce n’est qu’entre les pics Piligu Mare et Pilugu Mic que l’on trouve la première source bienvenue (marquée sur les cartes Opentopomap 45,03785N 23,02638E). Ensuite des sources plus régulières (notamment au bord du chemin sous le pic Tulişa, marquée sur les cartes Opentopomap). Refuge Tulişa : il était ouvert car il y avait un groupe. Il vaut mieux téléphoner avant (Tél. 0254778003). Refuge récent très confortable : eau, toilettes, électricité, lits avec couettes…
48 Refuge Tulişa – Petroşani
30km Commentaires : Du refuge, par une piste sur les crêtes jusqu’au sommet Zănoaga puis une piste forestière descend jusqu’à la vallée de Dealu Babii. Après un court passage sur la route, une piste en haut des collines amène à l’entrée de Petroşani.
D+ : 850m Logistique : Source et ruisseau dans la descente vers Dealu Babii. Petroşani : tous services.
49 Petroşani – Haut de la station de ski de Parâng
11km Commentaires : Un chemin balisé part du centre de Petroşani et monte à la station de ski de Parâng.
D+ : 1000m Logistique : Hébergements et restaurants dans les parties basse, intermédiaire et haute de la station de ski de Parâng.
50 Haut de la station de ski de Parâng – Cabana Plaiul Poienii
46km Commentaires : Du haut de la station de ski de Parâng, un sentier très bien balisé suit les crêtes en passant par le point culminant du massif à 2519 mètres d’altitude. Arrivé à la route Transalpina, on peut la suivre à distance en parallèle jusqu’à la piste Strategica. Construite par les allemands pendant la première guerre mondiale, elle passe à flanc, sans trop de dénivelés. Il y a un projet de la goudronner, ce qui serait vraiment dommage. Après les paysages alpins du massif de Parâng, ce sont des paysages tout en douceur avec alpages, bergeries dans les monts Latoritei.
D+ : 2260m Logistique : Cabane sommaire pouvant servir d’abri de fortune avant le pic Cârja. Eau un peu plus bas du col avant Setea Mică, bonne source sous le mont Carbunele avant d’arriver à la Transalpina. Transalpina : restaurants, bars, vente de fromage et charcuterie, boutiques de souvenirs… Ensuite, de l’eau régulièrement. Cabana Plaiul Poienii : grand confort (électricité, literie avec draps, toilettes, 25Lei/6€).
51 Cabana Plaiul Poienii – Bergerie sous le mont Negru
25km Commentaires : Piste forestière puis chemin qui descend jusqu’à Voineasa. De Voineasa, j’ai remonté la vallée par une piste puis une vallée adjacente jusqu’à une bergerie sous le mont Negru.
D+ : 1160m Logistique : Bonne fontaine le long de la piste. Voineasa : hôtels, restaurants, épiceries.Bergerie inoccupée à 1500 mètres d’altitude avant le mont Negru (bon abri. Je n’ai pas trouvé d’eau à proximité).
52 Bergerie sous le mont Negru – Câinenii
33km Commentaires : De la bergerie, montée sous le mont Negru par une piste puis poursuite en crête. La descente sur le vallon se fait par des pistes forestières avant de suivre, par une piste, le fond de la vallée jusqu’à Câinenii.
D+ : 890m Logistique : Ruisseau sous le mont Negru et bonne source au col ensuite. On trouve aussi une source avant d’attaquer la descente. Eau, ruisseaux dans la descente. Câinenii : hôtels, épiceries.
53 Câinenii – Abri Scara
25km Commentaires : De Câinenii, remontée jusqu’aux crêtes par une piste (balisage) qui part le long de la rivière avant de rejoindre les crêtes. Ensuite bon sentier balisé. Encore quelques petits névés délicats après le lac Avrig (mais on peut les éviter par le bas).
D+ : 2230m Logistique : Cabane en arrivant sur la première crête à 1100 mètres d’altitude. Source au col Sărata quand on rejoint la crête, ensuite eau régulièrement. L’abri dôme Scara est détruit. Il y a à côté un petit abri métallique (pour une dizaine de personnes en se serrant comme des sardines). Source en-dessous de l’abri.
54 Abri Scara – Lac Bâlea
13km Commentaires : Parcours en crête difficile, très exposé et aérien (notamment la partie entre les pics Şerbotă et Negoiu). De nombreux passages sont équipés de chaînes. Le 22 juin, il restait plusieurs névés à passer dont certains délicats. Le balisage est excellent. Il est possible d’éviter une partie en descendant et en passant par les cabanes Bârcaciu et Negoiu mais la remontée se fait sur des névés en versant nord.
D+ : 1320m Logistique : Source juste au-dessus du lac Călțun en montant à l’abri. Abri Călțun : récent, en bon état (chargeur USB mais ne marchait pas lors de mon passage). Lac Bâlea : hôtels et restaurants.
55 Lac Bâlea – Abri Curmătura Zârnei
27km Commentaires : Du lac Bâlea, remontée sur les crêtes. Le sentier est bien balisé comme celui des crêtes. C’est plus facile que la veille mais en début de saison, avec la neige des passages sont vraiment délicats. Passé le col, versant sud, un premier névé passe à peu près. Ensuite, j’ai préféré descendre en dessous de l’abri Zmeilor pour prendre le sentier qui passe par cet abri (pas de neige). Il y avait beaucoup de névés pentus après la Fereastra Zmeilor. Je les ai évités en passant par des endroits escarpés. Je ne sais pas quelle est la meilleure solution mais ce passage est extrêmement délicat en début de saison. La suite vers Podragu puis le sommet Viștea Mare est moins problématique. Après le Viștea Mare, le relief devient de moins en moins alpin et le sentier est sans difficultés.
D+ : 2270m Logistique : Un refugiul est un abri non gardé. Une cabana est un refuge gardé. Il y a de l’eau régulièrement jusqu’à Podragu, ensuite on en trouve à proximité des abris. Refugiul Fereastra Zmeilor entre Balea et Podragu (bon état). Cabane Podragu : Tél.+40 745 319 766. Refugiul Viștea Mare (bon état). Refugiul Fereastra Mică (très mauvais état). Refugiul Lacul Urlea (abri dôme largement en contrebas du chemin). Refugiul Curmătura Zârnei (bon état).
56 Abri Curmătura Zârnei – Cabana Garofița
42km Commentaires : Chemin bien balisé sur des crêtes en prairie. Dans la forêt, le balisage est bon sauf dans les endroits où il y a eu des coupes forestières. On se perd avec les pistes et il n’y a plus de balisage. Du coup, j’ai préféré descendre le lac Pevineagu et suivre la piste.
D+ : 1340m Logistique : De l’eau entre les refuges (bonnes sources). Ruisseaux dans la forêt. Refugiul Curmătura Brătilei (abri dôme, état très sommaire), Refugiul Comisu (abri dôme), Cabana Garofița Pietrei Craiului (gardé, électricité – 300 mètres plus bas que chemin et 1km +loin Tél. :0741 043 903).
57 Cabana Garofița – Bran
25km Commentaires : Étape variée avec les reliefs calcaires et canyon de la Piatra Craiului. Sur les conseils du gardien du refuge Garofița, je suis passé par la Saua Funduri plutôt que le Vârful La Om. D’après lui, ce dernier est difficile et relève de l’escalade. Par la Saua Funduri, des endroits sont très raides et proche aussi de l’escalade. Par temps humide, le rocher est glissant et la descente par là doit être délicate. Si par le Vârful La Om, c’est encore plus difficile, je ne regrette pas l’option prise. La descente ensuite ne pose pas de problèmes. Passage dans un canyon avant Magura et sentier balisés sur les collines pour aller de Magura à Bran.
D+ : 1700m Logistique : De l’eau dans la descente jusqu’au canyon. À 1100 mètres d’altitude, en contrebas de la Saua Funduri, Cabana Dragoș Bejan. Abri Saua Funduri juste sous la crête (pas d’eau). Magura : pensions. Bran : tous services.
58 Bran – Bușteni
25km Commentaires : De Bran, j’ai rejoint par un sentier puis des chemins la vallée au-dessus de Poarta (le départ du sentier est, sur la droite, juste après un portail fermé). Ensuite chemins très bien balisés dans la forêt puis avec de belles vues sur les monts Bucegi jusqu’au mont Omul. Descente par un bon sentier jusqu’à Bușteni.
D+ : 2020m Logistique : Ruisseau au début de la montée et en plusieurs endroits dans la descente. Cabana Omul : à priori, on peut y dormir contrairement à ce que j’avais lu.
Bușteni : tous services.
59 Bușteni – Camp avant de monter au Vârful Bobul Mic
40km Commentaires : De Bușteni, un chemin balisé monte sur les crêtes puis les suit jusqu’au col de Predeluş. Étape facile sur crêtes herbeuses et par un bon sentier
D+ : 2210m Logistique : Bonnes sources après le Şaua Băiauțului. Petite source sous le Neamțului. Bonne source après le Pasus Predeluş dans la montée. Deux sources sont indiquées avant de monter au Vârful Bobul Mic sur les cartes Opentopomap : la première sort dans un bourbier, la seconde est maigrelette si on veut prendre l’eau à sa sortie de terre.
60 Camp avant de monter au Vârful Bobul Mic – Dalghiu
36km Commentaires : Poursuite sur des crêtes herbeuses et par un bon sentier via le Vârful Bobul Mic. Ensuite, montée vers la Fața lui Gherghel par un vague sentier non balisé. J’ai vu sur une carte qu’il y aurait un sentier balisé qui rejoindrait Cheia par le flanc sud de la Fața lui Gherghel sans passer par le sommet. On récupère un balisage dans la forêt pour descendre sur Cheia. Traversée des monts Ciucas par beaux et bons sentiers balisés (dans la descente vers Dalghiu, il y a des endroits où on peut se tromper).
D+ : 1950m Logistique : Je n’ai pas vu d’eau hormis les ruisseaux avant et après Cheia et avant Dalghiu. Cheia : hôtels, restaurants, épiceries. Dalghiu : hôtel.
61 Dalghiu – Anghelus
44km Commentaires : Étape de liaison. J’ai coupé la ligne de crête des Carpates qui passe plus à l’Est pour récupérer un sentier après Anghelus. Cela passe bien avec des chemins, quelques sentiers dans la forêt et du bitume juste avant et après Magherus et entre Reci et Anghelus.
D+ : 900m Logistique : Bonne fontaine 10km après Dalghiu à côté d’une bergerie sinon ruisseau dans la montée après Dalghiu et dans la descente vers Valea Dobârlăului. Valea Dobârlăului : petite épicerie. Reci : hôtel au lac, pension Todor 1km à l’ouest. Épiceries, bars. Anghelus : magasin et pension.
62 Anghelus – Băile Bálványos
37km Commentaires : D’Anghelus, le chemin est balisé jusqu’au col de Băile Bálványos. Il passe par le haut de collines en partie en forêt et en partie en prairies. Je ne suis pas passé par le col mais ai coupé pour rejoindre le bas de Băile Bálványos.
D+ : 1360m Logistique : Source juste sous le mont Bodoc avant d’attaquer la dernière montée et abri Salvamont environ 1km à l’Est de la source sur la petite colline. Băile Bálványos : hôtels et restaurants.
63 Băile Bálványos – Egerszék
34km Commentaires : Du bas de Băile Bálványos, chemin balisé qui rejoint les crêtes, passe par les cols de Nyergestető/Pasul Caşin et Rugát tető/ Pasul Uz. Après le col, j’ai suivi le balisage qui ne correspondaient pas à ma trace puis ai perdu le balisage et me suis retrouvé à Egerszék.
D+ : 1320m Logistique : Le point d’eau sur la carte Opentopomap après le Vârful Țețelea est plutôt un bourbier. Col de Nyergestető : cabana Nyergestető (Tél.: +40 (0) 744 74 84 77). Bonne source sous le Vârful Popii/Caprei (46,22894N 26,01195E). Après le Pasul Uz, on arrive à un petit col et on rejoint une piste, en montant après, il y a plusieurs petits filets d’eau. Egerszék : petit magasin, chambres chez l’habitant.
64 Egerszék – Izvor Trotuşului
26km Commentaires : D’Egerszék, j’ai remonté la vallée pour redescendre vers Ghuirche en suivant de bons chemins. Toujours sur des chemins, remontée en face pour récupérer ma trace avant le sommet Viscolul. Descente ensuite sur Făgețel par une piste. Le chemin que j’envisageais après le monastère est privé. J’ai continué jusqu’à Izvor Trotuşului.
D+ : 770m Logistique : Ruisseaux jusqu’à Ghuirche. Abri sous le sommet Viscolul et petites sources le long du chemin qui passe à flanc sous le sommet. Făgețel : hôtel, petit magasin.
65 Izvor Trotuşului – Cabana Piatra Singuratică
35km Commentaires : D’Izvor Trotuşului, j’ai rejoint les crêtes par un chemin. Si on veut s’éviter ce petit bout de route, on peut rester sur les crêtes sans descendre à Făgețel. Ensuite, chemin balisé qui suit plus ou moins les crêtes via les monts Noşcolat et Ecem.
D+ : 1700m Logistique : Il y a beaucoup de bergeries donc il doit y avoir de l’eau à proximité. La seule source que j’ai vu sur le chemin est dans le vallon avant de monter sur la crête du mont Noşcolat. Abri sur le versant Est du sommet Noşcolat. Cabana Piatra Singuratică (Tél.+40 744 156 566 – ne fais pas les repas)
66 Cabana Piatra Singuratică – Col Ţengheler/Cengellér-Hago (entre Tulgheş et Ditrău)
34km Commentaires : De Piatra Singuratică, poursuite sur le chemin balisé qui croise la route du lac Rose. Ensuite, le chemin balisé gagne les crêtes et les suit grosso modo en passant dans la forêt.
D+ : 1070m Logistique : 6 km après Piatra Singuratică : abri Poiana Alba (4 personnes, bon état, source à côté). Plusieurs sources ensuite jusqu’au col Pongrác (route du lac Rose) et ensuite dans la montée. Au col, robinet, restaurant en construction. Pas d’eau sur le passage en forêt. On en retrouve avec un ruisseau avant la piste entre Tulgheş et Ditrău puis une source un peu après le col au début de la montée sur le chemin.
67 Col Ţengheler/Cengellér-Hago (entre Tulgheş et Ditrău) – Toplița
31km Commentaires : Du col, le chemin est balisé. Dans la forêt, pour passer sur l’autre versant, j’ai suivi le marquage pour une course de trail et me suis un peu écarté du chemin balisé. Pour terminer, j’ai pris l’option sans dénivelés via Platonești et Gălăuțaș. Sections avec bitume avant et dans ces localités mais après, on arrive à Toplița par des chemins.
D+ : 990m Logistique : Dans la montée après le col, on trouve le torrent vers 1250 mètres d’altitude puis plus haut, avant de rentrer dans la forêt et sous une bergerie, une bonne source. Après avoir croisé la route de Borsec, quand on redescend sur l’autre versant, source vers 1100 mètres d’altitude. En bas, on longe un torrent. Il y a aussi une petite source. Platonești : bar, magasin, pension. Gălăuțaș : magasin. Toplița : tous services.
68 Toplița – Abri Curmatura Tihului
39km Commentaires : De Toplița, par un chemin pour rejoindre la partie haute de Călimănel puis chemin bien balisé. Beau sentier de montagne ensuite par les crêtes du pic Pietrosul (pas de difficultés).
D+ : 1990m Logistique : Source et eau au début de la montée puis vers 1540 mètres d’altitude source dans un champ et torrent. Cabana Roza Vanturilor Rețitiș (Tél.+40 734 036 715). Bonne source à 1880 mètres d’altitude avant la Șaua Nicovala. Abri Șaua Negoiu sous le chemin et source à 150 du chemin sous le col (sur les cartes Opentopomap). Source avant l’embranchement du chemin vers l’abri Stăncile Rusca (source aussi à proximité de l’abri sur les cartes Opentopomap) et deux sources après. Abri Curmatura Tihului (récent, bon état lors de mon passage, environ 8 couchages, source à 300 mètres environ en descendant à l’ouest marquée sur les cartes Opentopomap)
69 Abri Curmatura Tihului – Piatra Făntănele
22km Commentaires : Compte tenu du temps bouché, j’ai préféré plutôt que de passer par les crêtes et le mont Bistriciorii prendre la Via Maria Theresia. Ce chemin passe à flanc sous la crête en suivant à peu près la ligne de niveau. Il a été tracé au temps de l’Empire Austro-Hongrois pour ravitailler les troupes. Cela peut être également une option pour l’étape de la veille pour éviter les crêtes du mont Pietrosul. Le sentier est facile et bien balisé.
D+ : 650m Logistique : Nombreux points d’eau (sources et ruisseaux) le long du chemin. Piatra Făntănele : hôtels, restaurants, magasin.
70 Piatra Făntănele – Anieș (8km en amont dans la vallée)
43km Commentaires : Étape de transition entre les monts Călimani et Rodnei. De Piatra Făntănele, la route de Ciosa est goudronnée sur 4km. Ensuite, chemins jusqu’à Ilva Mare dans d’agréables paysages champêtres avec une succession de collines. Par un chemin, on arrive à une partie bizarrement goudronnée (cette route n’apparaît même pas sur les cartes Opentopomap) jusqu’au col entre Ilva Mare et Rodna. Descente sur Rodna par un chemin. 3km de route assez circulante jusqu’à Anieș (en s’engageant dans la montagne dès Rodna, on l’évite mais cela rallonge le parcours dans les monts Rodnei. C’est un choix). Ensuite, route qui remonte la vallée.
D+ : 830m Logistique : Plusieurs points d’eau et fontaines entre Piatra Făntănele et Ilva Mare. Ilva Mare : magasins, bars. Rodna : tous services. Anieș : bar, magasin, hôtel à 8km en amont dans la vallée.
71 Anieș (8km en amont dans la vallée) – Col Şetref
40km Commentaires : Poursuite sur la route qui remonte la vallée avant de prendre la piste forestière dans la vallée adjacente. Ensuite sentier balisé qui rejoint celui des crêtes à l’abri La Carti. Le sentier passe le plus souvent un peu en dessous des crêtes (il est aussi possible de rester en hauteur).
D+ : 2060m Logistique : De l’eau et des sources partout. Abri Carti (à l’arrivée sur les crêtes, bon état, source à côté). Col Şetref : hôtel-restaurant.
72 Col Şetref – Botiza
33km Commentaires : Du col, poursuite sur un chemin en face. J’ai fait quelques tentatives pour aller plus directement mais elles ne sont pas très concluantes. Du coup, je laisse ma trace d’origine que je n’ai pas suivie donc sans garantie. De Ieud à Botiza, le sentier est balisé.
D+ : 820m Logistique : Ieud et Botiza : magasins, pensions, restaurants.
73 Botiza – Giulești
40km Commentaires : De Botiza à Budești, il doit y avoir un chemin balisé (trait jaune sur fond blanc). J’ai vu les panneaux en descendant sur Budești. Cela doit être la meilleure solution. J’ai d’abord suivi le chemin balisé d’une croix bleue avant de continuer sur des pistes forestières. Il y a quelques liaisons un peu sauvages et la partie haute est pénible (arbres couchés partout) puis descente très boueuse. De Budești à Giulești via Breb, Hoteni et Mănăstirea, essentiellement des chemins et quelques parties sur de petites routes.
D+ : 1270m Logistique : Des sources entre Botiza et Budești. Budești : pensions, magasins. Breb : pensions, café. Giulești : magasin, pension.
74 Giulești – Sighetu Marmației (le matin)
20km Commentaires : Par des chemins et sentiers en passant par trois petites collines, on arrive directement à Sighetu Marmației.
D+ : 600m Logistique : Dans le dernier vallon avant la colline qui domine Sighetu Marmației : 2 pensions. Sighetu Marmației : tous services.
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