Balkans

La traversée à pied des Balkans : itinéraires, conseils pratiques, étapes, dénivelés, traces GPS.

Les Balkans à pied

Trois longues marches dans les Balkans :

    • 2018 :  traversée à pied de la côte orientale de Chypre jusqu’à la Slovénie en passant par la Crète, le Péloponnèse, la Grèce Centrale (par le massif du Pinde), l’Albanie et la Via Dinarica. J’ai poursuivi ensuite jusque dans les Dolomites par la Via Alpina.
    • 2019 : traversée de l’Europe de l’Est à pied d’Istanbul jusqu’en Italie en traversant la Bulgarie (massifs des Rhodopes, du Pirin, du Rilan et le Balkan) avant de poursuivre en Serbie et Roumanie par la traversée des Carpates.
    • 2025 : marche dans la Grèce égéenne en commençant par les Cyclades, Eubée, les Sporades, le mont Athos puis tour de la Macédoine (grecque, bulgare et du Nord).

La traversée des Balkans en 2018

4 mois de marche, 3450 kilomètres à pied dans neuf pays (Chypre, Grèce, Albanie, Monténégro, Bosnie-Herzégovine, Croatie, Slovénie, Autriche et Italie). Un chemin dans les montagnes avec environ 150 kilomètres de dénivelés positifs mais aussi un chemin d’histoire entre mondes grec et romain, empires d’Occident et d’Orient, d’Autriche-Hongrie et Ottoman, à la frontière des religions catholiques, orthodoxes et musulmanes et de l’ancienne Europe de l’Est et de l’Ouest.

Du cap Greco, j’ai traversé la république de Chypre sur environ 350 kilomètres jusqu’à la côte occidentale avec le passage par le mont Olympe à 1952 mètres d’altitude. La traversée sur toute la longueur de Crète a été plus longue avec un bon demi-millier de kilomètres. C’est ensuite du sud du Péloponnèse que j’ai entamé la longue remontée des Balkans. Trois cents kilomètres plus loin, après une courte traversée du golfe de Corinthe, à Delphes, j’ai poursuivi vers le nord de la Grèce, sur plus de 500 kilomètres. Cette partie est assez isolée. Les montagnes de la partie centrale du pays dépassent souvent les 2000 mètres d’altitude et sont restées sauvages. Mais quelque soit la région, le fil rouge de la traversée de la Grèce aura été la gentillesse et l’hospitalité de la population.
Que dire de la suite en Albanie? La rencontre avec les albanais est un grand moment. Le pays est resté longtemps fermé au tourisme. Dans les régions centrales que j’ai traversées, il est peu développé. Les relations sont encore authentiques. Formidable Albanie avec en plus de beaux paysages de montagne et de campagne.
Après 600 kilomètres, l’entrée dans le Monténégro a marqué le retour dans le monde occidental. Un sentier, sur plus de 1000 kilomètres, la Via Dinarica, existe. Il m’a amené en Slovénie via la Bosnie-Herzégovine et la Croatie.

Voir le détail des étapes, les traces GPS, ainsi que tous les renseignements sur la logistique (approvisionnement, hébergement, eau…) dans les pages consacrées à chacune des 7 parties de ma marche de 2018 :

La traversée de l’Europe de l’Est à pied en 2019

D’Istanbul, j’ai traversé la Thrace, partie européenne de la Turquie, avec un superbe passage par la côte de la Mer Noire puis par Edirne avec sa splendide mosquée. Avant d’arriver en Bulgarie, j’ai traversé un coin de Grèce. La Bulgarie est très belle avec des paysages variés, des massifs alpins (Pirin, Rila), d’autres plus doux (Rhodopes, Balkans), des villages turcs, pomaks, monastères et églises orthodoxes…le tout avec beaucoup de sentiers, chemins et pistes. J’ai marché près de 800 kilomètres dans ce pays avant de poursuivre en Serbie pour remonter la chaîne des Carpates par de beaux paysages de moyenne montagne et rentrer en Roumanie à l’endroit où le Danube traverse les Carpathes : les spectaculaires gorges des Portes de Fer.

Voir le détail des étapes, les traces GPS, ainsi que tous les renseignements sur la logistique (approvisionnement, hébergement, eau…) dans les pages suivantes :

La Grèce égéenne et la Macédoine en 2025

En 2025, marche dans la Grèce égéenne avec les Cyclades (Santorin, Naxos, Tinos et Andros), Eubée, les Sporades (Skópelos et Skiathos), la péninsule du Pélion jusqu’au pied du mont Olympe et le mont Athos.
Du Mont Athos, poursuite vers la frontière bulgare pour traverser les massifs les plus hauts du pays avec le Pirin et le passage par son point culminant, le pic Vihren à 2914m puis vers le nord avec le Rila.
En Macédoine du Nord, d’est en ouest via le massif de l’Osogovo puis la plaine au centre du pays où se trouve la capitale, Skopje. Poursuite en direction de l’ouest par la traversée des monts Šar à la frontière du Kosovo puis vers le sud à la frontière de l’Albanie avec le massif du Korab, point culminant du pays à 2753m d’altitude. Après un passage par les rives du lac d’Ohrid, retour en Grèce avec un passage par Vergina et le mont Olympe.

Voir le détail des étapes, les traces GPS, ainsi que tous les renseignements sur la logistique (approvisionnement, hébergement, eau…) dans les pages suivantes :

Le matériel (pour 2025)

Depuis 2017 et l’Appalachian Trail, je pars toujours avec le même équipement. Pour les raisons de mes principaux choix, voir la page d’introduction de l’Italie. Pour les personnes intéressées par une recherche d’un matériel véritablement ultra-léger, voir le très bon site Randonner-leger où je puise pas mal d’idées.
Par rapport à 2024, La principale évolution est l’abandon de l’appareil photo. Jusqu’à maintenant, je souhaitais bénéficier des zooms des appareils photo et aussi éviter d’utiliser le téléphone de manière trop régulière et prendre le risque soit de le casser soit d’être juste en batterie (c’est d’abord un outil de sécurité pour appeler en cas de besoin et pour se guider). L’évolution des zooms sur les téléphones m’a convaincu de ce choix. En contre partie, j’ai un peu musclé mes moyens de recharge. Le bilan de ces choix est au global un gain de 250g environ.

Téléphone : Google Pixel 8 Pro. Pour l’étanchéité, il est classé IP68. Il sera en plus dans une pochette (juste découpée au niveau des objectifs) attachée au sac à dos (pour éviter qu’il ne tombe quand je prends une photo). J’ai choisi ce modèle pour la qualité photo et aussi pour la fonction message SOS par satellite (opérationnelle dans les pays de l’Union Européenne).

Panneau solaire : j’ai abandonné les modèles utilisés jusqu’à maintenant (Tomtop…) car leur rendement et durabilité ne m’ont pas satisfait. Je suis passé au X-Moove ETFE 6W. Sur les tests réalisés, il charge en 5W. Poids du panneau : 150g. Malheureusement, en durabilité, il n’a pas fait mieux mais pire : il n’a jamais marché. La charge et s’arrête de charger en permanence donc cela rallume à chaque fois le téléphone qui donc se décharge…

Batterie d’appoint : j’ai une lampe frontale Sofirn HS 41 qui fonctionne avec des accumulateurs 21700 et qui peut faire batterie d’appoint pour le téléphone. J’ai testé avec deux accumulateurs normalement de 6000mAh et cela me restitue 3200mAh sur mon téléphone. J’ai été déçu par ce résultat, je m’attendais à plus… Poids de la frontale avec son accu 21700 : 150g.

Donc j’espère avec mon téléphone (batterie 5050mAh) + frontale (3200mAh) + panneau solaire pouvoir gérer l’utilisation du téléphone sans me restreindre en photo sachant que je ne suis pas non plus un adepte des longues périodes en autonomie dans la montagne.

Mon poids de base (hors porté, eau et nourriture) est 7,3kg. C’est tout de même un kilo de moins qu’en 2017 pour l’Appalachian Trail !

Conseils pratiques, étapes, traces GPS, récit.